SESSION FEVRIER 2021 – INTERVENTION DE GUY LARMANJAT RELATIVE A LA CAMPAGNE DE VACCINATION

Je sais que toutes les initiatives concernant la vaccination de nos concitoyens seront subordonnées à un nombre suffisant de vaccins. Mais je souhaite, comme je crois l’ensemble de nos collègues, que dès maintenant nous soyons associés et que nous développions une véritable stratégie, que le gouvernement n’a malheureusement pas prévue, pour favoriser l’accès des plus vulnérables au vaccin.

En effet, depuis le 18 janvier les plus de 75 ans ont également accès à la vaccination mais combien, habitant en zone rurale devraient parcourir des dizaines de kilomètres nécessitant parfois 2 heures de trajet aller-retour afin de se rendre dans un des cinq centres de vaccination et cela par deux fois ? A noter que certains sont dépendants, non mobiles, n’ont pas accès à Internet pour prendre les rendez-vous et que les lignes téléphoniques sont très souvent saturées.

Il y aurait là une véritable inégalité dans l’accès à la vaccination tout comme dans l’accès aux soins.

Nous ne pouvons pas demander à nos ainés de se débrouiller, de trouver les solutions pour se vacciner. Nous devons remplir notre rôle de solidarité et les accompagner.

Vous venez et c’est une bonne chose de confirmer que le Département ira au-devant des publics les plus éloignés en expérimentant toutes les possibilités, « vacci bus », système de navettes ou autres en lien avec le service des transports pour personnes handicapées et/ou les intercommunalités disposant de transports à la demande.

Ma proposition, Monsieur le Président : nous Conseillers départementaux en lien avec les maires, les sapeurs-pompiers, les professionnels de la santé, les ambulanciers et le CLIC de nos cantons respectifs, pourrions recenser les besoins en vaccination et ainsi proposer une organisation locale adaptée.

Bref, par tous les moyens, aller au contact de nos concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles pour les mobiliser car la vaccination sera bien la seule solution pour sortir de cette crise sanitaire qui comme vous l’avez listé en engendre bien d’autres économiques mais aussi psychologiques…