Session octobre 2020 – Question au Président de Mireille Louis relative à la fragilisation du tissu associatif

QUESTION AU PRESIDENT DE MIREILLE LOUIS
RELATIVE A LA FRAGILISATION DU TISSU ASSOCIATIF

Dans nos territoires ruraux ou périurbains, la sociabilité et ce qui nous permet de créer du vivre ensemble relève essentiellement de la richesse de notre tissu associatif. Une richesse qui maille parfaitement nos cantons et qui sont les premiers acteurs de la proximité. Mais une tragédie est cours : c’est celle de la fragilisation de notre tissu associatif due à la COVID-19.

Les cercles des aînés ne se réunissent plus afin de mettre à l’abri leurs adhérents. Les événements culturels de spectacle, de musique, sont annulés semaine après semaine. Les initiatives de nos associations locales comme les Sou des écoles qui avaient pour habitude de rythmer la vie de nos villages sont réduites à la portion congrue.

Comme à chaque rentrée, le mois de septembre est consacré aux inscriptions des jeunes et moins jeunes aux activités sportives ou culturelles. Mais cette année, une baisse des effectifs est à noter partout. Ces baisses mettent en difficulté les finances des associations ou entrainent la réduction du temps de travail des employés qui interviennent.

Mes chers collègues, cette rentrée nous a permis de nous rendre dans de nombreuses assemblées générales d’associations de nos territoires. Ces temps importants nous ont dévoilé des salles très peu fournies. Mais le plus poignant, c’est la difficulté plus forte que jamais à trouver des citoyens qui acceptent d’être en responsabilité au sein des bureaux. Les postes de Président, Secrétaire, Trésorier sont désertés. On ne peut que constater un repli de nos concitoyens durant cette période de crise sanitaire que nous vivons.

La COVID-19 risque de durer jusqu’à l’été dans le meilleur des cas, mais que restera-t-il de notre tissu associatif, si précieux, à la rentrée de septembre 2021 ? Les difficultés financières s’ajouteront aux difficultés de ressources humaines.

Monsieur le Président, nous devons réagir face à ce désastre. Organisons un observatoire de la vie associative pour identifier précisément les associations en délicatesse financière ou en termes de ressources humaines. Nous devrons ensuite réviser entièrement nos politiques publiques à destination de ces organisations pour redéployer les crédits en fonction des nécessités.