Session octobre 2020 – Question au Président de Guy Larmanjat relative à la situation de la Direction de la Solidarité

QUESTION AU PRESIDENT DE GUY LARMANJAT

RELATIVE A LA SITUATION DE LA DIRECTION DE LA SOLIDARITÉ

La Covid-19 dure, s’accentue et nous n’en voyons malheureusement pas la fin. Semaine après semaine, de nouvelles mesures toujours plus restrictives impactent notre vie quotidienne, notre lieu de rendez-vous aujourd’hui en témoigne. Ces mesures et restrictions entrainent un ralentissement économique sans précédent allant jusqu’à condamner la survie de nombreuses entreprises et celles de notre Département ne pourront malheureusement pas totalement en réchapper. Derrière ces entreprises, ce sont des femmes et des hommes qui se retrouvent ou se retrouveront rapidement au chômage ou que très partiellement en activité.

Pour faire face à cette déferlante de baisse d’activité économique, de licenciement, de chômage et de fragilisation de la vie sociale de nos concitoyens, le Conseil départemental doit se tenir prêt.

Un syndicat important vous a adressé la semaine dernière un courrier pour vous alerter à nouveau sur la situation des travailleurs sociaux. Ce syndicat constate des avancées liées à la réorganisation des services mais il nous interpelle aussi sur la perte de temps qu’entrainent les nouvelles procédures et la multiplicité des outils informatiques à utiliser pour une même tâche. Ces difficultés ont pour conséquences une présence moindre de nos agents auprès des précaires et des dossiers qui sont beaucoup moins bien accompagnés qu’auparavant.

Nos agents vivent cette partie de la réorganisation comme une perte de sens dans leur travail et ont le sentiment bien légitime d’être moins au service des habitants par cette perte d’efficacité. Cette tension et cette ambiance ont d’ailleurs entrainé une multiplication des arrêts de travail, que l’on peut constater dans nos cantons, rendant nos services parfois exsangues.

Tous les Présidents de Communauté de communes en sont témoins, le nombre d’usagers qui se rendent dans les Maisons de Services au public ou France Service explosent. Les travailleurs sociaux du Département complétement débordés et n’ayant plus les moyens en termes de temps de « monter » les dossiers renvoient les usagers aux seuls endroits de proximité qui accueillent du public : les maisons de services au public et/ou les associations. Les animatrices des MSAP se retrouvent ainsi à devoir réaliser des tâches relevant des assistantes sociales alors qu’elles n’ont pas cette formation. J’ai assisté ces 15 derniers jours aux Assemblées Générales de plusieurs associations caritatives ou familiales, elles témoignent, parfois impuissantes, des mêmes faits

Nos services publics vivent en symbiose, lorsque que le Département est en difficulté se sont nos Communautés de communes et les CCAS de nos communes qui se retrouvent mobilisés et en première ligne.

Monsieur le Président, la vague qui va malheureusement mettre de côté de nombreux Aindinoises et Aindinois arrive droit sur nous alors comment le Conseil Départemental entent-il renforcer sa direction de la solidarité ?