Session octobre 2020 – Question au Président de Christophe Greffet relative au RSA jeune et au château de Fléchères

INTERVENTION DE CHRISTOPHE GREFFET

RELATIVE AU RSA JEUNE  ET AU CHATEAU DE FLECHERES

Cette crise sanitaire –nous le savons- est profondément inégalitaire. Elle frappe plus durement –au plan de la santé- ceux qui déjà faisaient face à la maladie. Elle fragilise encore davantage –au plan social- celles et ceux qui connaissaient des difficultés d’emploi et de ressources.

Pendant le confinement, les attributions du RSA se sont poursuivies tandis que les sorties se sont taries puisque le RSA a été gelé jusqu’en septembre, sans réexamen des droits. Notre département n’échappe pas à cette vague dont on peut craindre qu’elle s’amplifie et plonge davantage d’Aindinois dans la précarité au fil des mois.        
Même si peu d’entreprises –et c’est heureux- sont à la porte du tribunal de commerce, nous savons que nombre de TPE et de PME auront du mal à rembourser leurs PGE ou autres soutiens financiers.

Déjà un million de Français ton basculé dans la pauvreté et notre département n’est pas épargné. L’avenir s’assombrit nettement pour les plus jeunes qui ne peuvent compter sur la solidarité familiale. Comment, dans ces conditions, se nourrir, se loger ou se soigner ? Ouvrir le RSA à partir de 18 ans devient une nécessité quand bien même le gouvernement l’a exclu.

Avant même cette crise, déjà 20% des plus jeunes vivaient sous le seuil de pauvreté. Nous ne pouvons pas rester sans réaction face aux difficultés qui s’amoncellent et priver notre jeunesse de perspectives. Encore moins lorsque nous observons –indicateurs à l’appui- l’enrichissement sans limite une minorité déjà nantie.

J’ai lu les engagements de quelques-uns lors du Serment de l’Ain. Il serait temps que les départements de France et le nôtre en particulier fassent preuve d’audace et s’engagent au côté de leur jeunesse.

Dans la chaleur de cet été, certains d’entre vous ont peut-être été attentifs à une manchette de notre quotidien départemental au point de lire en intégralité l’article en page intérieure consacrée à un joyau de notre patrimoine aindinois.

Je veux bien entendu parler du château de Fléchère à Fareins et de sa vente annoncée par les propriétaires. Plus de 20 ans auront été nécessaires pour redonner l’éclat à ce lieu qui peut aujourd’hui être considéré comme le plus bel ensemble du XVIIème siècle peint à fresco en France.

Cette propriété –qui a longtemps tiré le diable par la queue- resplendit maintenant au point d’accueillir plus de 15000 visiteurs par an, un potentiel qui ne demande qu’à se développer à force de communication et d’animation. Les propriétaires, après avoir beaucoup fait et il faut saluer leur action, entendent se consacrer à une autre demeure bourguignonne.

Le site de Fléchère est une porte d’entrée de l’Ain. Il participe à ce maillage de lieux d’accueil sans lesquels il ne peut y avoir de tourisme et de retombées économiques. Le sujet mérite d’être abordé ici. Qu’adviendra-t-il si demain le site fermait ses portes au public ? Une visite s’impose à laquelle je veux bien m’associer pour déjà m’y rendre à intervalles réguliers.

Les propriétaires ont fait savoir qu’ils seraient très attentifs aux suggestions des collectivités. La question du plan d’affaire et du projet viendra dans un deuxième temps. Ne regardons pas ailleurs chers collègues. Ce haut-lieu mérite toute notre attention.