SESSION JUILLET 2020 | INTERVENTION DE MIREILLE LOUIS RELATIVE A LA PRIME COVID POUR L’HÔPITAL DE PONT-DE-VEYLE

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,
Mesdames, Messieurs,

« 500 euros, on vous dit pas bravo, 1500 ça s’rait réglo, on nous l’a promis et on nous oublie » ce sont les mots forts entonnés par les soignants de l’hôpital de Pont-de-Veyle dans une chanson de colère. Une chanson que les soignantes ont enregistrée au travers d’une vidéo et qui en trois jours a été vue par plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Le centre hospitalier de Pont-de-Veyle a été violemment touché par la crise du COVID. Rapidement après l’obligation de confinement, le centre hospitalier de Pont-de-Veyle s’est avéré être un cluster de la maladie. Sur les 109 résidents, une soixantaine ont dû faire l’objet de soin hospitalier. Entre le mois de mars et le mois d’avril de nombreux décès ont été constatés en lien avec la COVID-19. Dans le même temps, l’hôpital de Pont-de-Veyle est devenu un centre d’accueil pour les malades du COVID des EHPAD voisins. Après un dépistage massif, imposé par l’ARS, ce sont plus de 40 cas qui ont été détectés.

Face à cette hécatombe, les soignantes elles-mêmes ont été contaminées : 24 d’entre elles ont été dépistés positivement. Lorsque l’on échange avec elles sur ce qu’elles ont vécu, les mots qu’elles utilisent relèvent du champ lexical guerrier tant la réalité du front a été violent pour ce personnel dévoué.

Le gouvernement a mis en place une prime COVID de 500 euros pour tous les membres du personnel hospitalier et de 1500 euros pour ceux ayant travaillé dans les 40 départements les plus touchés par l’épidémie ou dans des établissements ou services ayant accueilli des malades du Covid-19. L’Ain ne faisant pas partie des départements les plus touchés, l’hôpital de Pont-de-Veyle semble avoir été oublié. Cette absence de reconnaissance n’est pas acceptable, ni pour elles, ni pour nous.

Intercédez Monsieur le Président ! Intercédez auprès de l’Agence Régionale de Santé, auprès de Monsieur le Préfet pour réparer cette injustice. Il n’est pas acceptable pour nous, qui sommes au plus près de nos habitants de cautionner cet oubli. Ces soignantes ont été pleinement mobilisées et ont vécu une situation effroyable, il est désormais temps de récompenser leur mérite.