SESSION MAI 2020 | INTERVENTION DE MIREILLE LOUIS RELATIVE A LA PRIME AUX ASSOCIATIONS D’AIDE ALIMENTAIRE

Monsieur le Président,

Bien avant la crise sanitaire actuelle, nous avions été alertés par les associations d’aide alimentaire d’un risque de diminution de moitié à partir de 2021 des dotations dévolues à l’aide alimentaire européenne.

L’aide alimentaire de l’Union Européenne représente 40% des denrées mises à disposition chaque année. Elle est donc indispensable aux associations pour poursuivre au mieux leurs activités de soutien aux personnes les plus fragiles. Des activités qui malheureusement se sont renforcées à cause de la pandémie mondiale de covid-19. Le nombre de demandes a fortement augmenté et les associations ont vu arriver des étudiants, des travailleurs en chômage partiel, des petits artisans

Le Département apporte son soutien aux associations caritatives de l’Ain à travers des aides de fonctionnement, aides à la location pour le stockage et vous prévoyez dans votre plan d’actions un dispositif en lien avec la Chambre d’Agriculture pour leur fournir des denrées de première nécessité.

Mais cette crise sanitaire a aussi créé des problèmes de trésorerie pour certaines. La fédération de l’Ain du Secours populaire dit faire de l’avance sur sa trésorerie et la communauté Emmaüs de Servas a lancé un appel au don pour pouvoir redémarrer.

Nous tenons donc tout d’abord à saluer le travail remarquable, le fort élan de solidarité et d’engagement de ces associations et de leurs bénévoles. Grâce à eux il n’y a pas eu de rupture totale de l’aide alimentaire.

Ensuite, nous souhaitons que le Département renforce son intervention et son soutien financier à ces associations. La situation ne va pas s’améliorer dès demain, il nous faut donc soulager la trésorerie de ces structures.

La solidarité est une compétence du Département et aujourd’hui face à cette crise elle apparaît comme essentielle.

Monsieur le Président,

Avez-vous rencontré et échangé avec ces associations sur leurs difficultés ?

Le département peut-il prévoir un fonds d’urgence à destination des associations caritatives afin de sécuriser leur situation financière ?