Plan de protection et de soutien des aindinoises et des aindinois

Plan de protection et de soutien des aindinoises et des aindinois

A l’aube du déconfinement et la veille de la Session du Conseil départemental, Christophe Greffet, Président du groupe « Utiles pour vous, pour l’Ain » au Conseil départemental présente son plan de protection et de soutien des aindinoises et des aindinois

Le plan d’action du Président du Conseil départemental reste incomplet. Les 32 millions d’euros mis sur la table ne suffiront pas. C’est pourquoi Christophe Greffet propose de faire évoluer ce plan à 40 millions d’euros. Ces huit millions supplémentaires permettront d’assumer clairement le rôle du Département dans les politiques sociales, dans le soutien à la culture, mais aussi en aidant le secteur du tourisme et de l’agriculture.

Plan collège

La compétence « collèges » est première pour le Conseil départemental au regard des 35 000 collégiens qui fréquentent les 65 établissements de l’Ain. Des Environnements Numériques de Travail existent au sein des collèges mais un certain nombre de collégiens n’ont pas eu accès à ces ENT faute de matériel informatique et/ou d’une connexion internet performante. Nous proposons :

  • Un recensement des collégiens en difficulté et des élèves décrocheurs ;
  • Un plan numérique adapté aux réalités du terrain et aux familles aindinoises : tous les collégiens ne retourneront pas à l’école et pour les plus en difficulté, il faudra leur mettre à disposition un outil informatique et/ou un accès à une connexion internet (clé 4G) ;
  • Une action forte en faveur de la restauration scolaire afin de favoriser les circuits locaux.

Le confinement a été une source d’inégalités et le déconfinement ne doit pas les accentuer. Il convient de s’assurer que la réouverture bénéficie effectivement en priorité aux élèves décrocheurs et de l’éducation prioritaire.

Plan de relance et de transition

Cette crise sanitaire a déséquilibré l’écosystème départemental, qu’il soit économique, social ou associatif. Le Conseil départemental doit pleinement jouer son rôle de collectivité de proximité en prenant des mesures d’accompagnement et de relance de cet écosystème.

Soutenir l’agriculture :

L’agriculture a repris la place centrale qu’elle se doit d’occuper dans notre société. En revanche, cette crise a montré à nouveau les fragilités de ce secteur. Pour répondre aux enjeux, nous proposons un dispositif permettant de répondre au manque de main d’œuvre. Certaines filières voient leurs ventes s’effondrer du fait de la fermeture de la restauration. Pour répondre à cet enjeu, des achats en congélation doivent être faits par le département à destination des collèges afin qu’à la rentrée, nos collégiens puissent profiter de produits de qualité et locaux.

Mesures :

  • Prolonger jusqu’à la fin d’année, au lieu de 3 mois, le cumul des revenus saisonniers agricoles et du RSA. L’objectif étant d’encourager à effectuer des missions dans l’agriculture et garantir sur la durée un revenu pour faire face à la crise ;
  • Réinjecter les crédits destinés aux achats de denrées, non réalisés durant la période de fermeture des collèges, dans l’achat de produits en circuit court au profit des exploitations du département ;
  • Acheter les produits locaux des filières en difficulté : volaille de Bresse, beurre et crème de Bresse, fromage (Bleu de Gex, Comté). Ces achats de produits congelés pourront être proposés à la rentrée dans la restauration des collèges.

Aider les associations et la culture :

Les associations et le monde de la culture sont privés des nombreuses manifestations, durant le confinement, qui leur permettent habituellement de reconstituer leur trésorerie. Il convient donc de pouvoir maintenir les subventions qui avaient été promises. Par ailleurs, les associations caritatives ont été très sollicitées pendant ce temps et leurs moyens de financement ont baissé. C’est pourquoi il est nécessaire de pouvoir leur attribuer une subvention exceptionnelle. Le milieu de la culture ne doit pas être abandonné, afin de garantir sa survie, la création d’un fonds d’aide à la création du secteur artistique doit être rapidement mis en place.

Mesures :

  • Maintien des subventions prévues aux associations même si les manifestations soutenues sont annulées ;
  • Fonds de soutien d’urgence aux associations de 2 millions d’euros afin de pallier le manque de trésorerie ;
  • Aide exceptionnelle d’urgence de 75 000 € pour les associations caritatives en difficulté à répartir entre Emmaüs, Banque Alimentaire, Secours Populaire, Secours Catholique et la Croix rouge
  • Fonds de soutien destiné à la création artistique de 400 000 € pour le rebond des

organisateurs de festivals, des compagnies de spectacles vivants et des artistes.

Solidarité :

La solidarité est testée lors des épisodes de crises. Le Conseil départemental chef de fil de la solidarité doit assumer son rôle en allant plus loin que ce qui lui est imposé. Il doit d’abord mettre à la disposition de l’État ses moyens humains pour lutter contre le Covid-19. Il doit aussi accompagner les personnes qui n’entrent pas dans les dispositifs actuels : c’est le cas des conjoints non-salariés des indépendants qui perdent toute rémunération pendant le confinement. La solidarité exige un soutien accru aux EHPAD, aux résidences autonomies, etc… qui connaissent un surcroit d’activité et une absence de personnel. La solidarité, c’est également la reconnaissance du travail qui est accompli par les assistants familiaux qui ont répondu présents pendant le confinement.

Mesures :

  • Mettre en lien l’ARS et la plateforme du 30 01, les moyens humains et logistiques du Conseil départemental de l’Ain pour constituer rapidement les « brigades contacts » annoncées par le Premier Ministre ;
  • Octroyer un revenu exceptionnel reconductible de solidarité de 500 € pour les conjoints non-salariés (statut possible pour les conjoints des indépendants) qui se trouvent sans revenu et dans des situations très préoccupantes ;
  • Accorder une avance financière pour les établissements sociaux et médico-sociaux : afin d’assurer la continuité de fonctionnement des structures accueillant les personnes fragiles et dépendantes (EHPAD, Unités de Soins de Longue Durée, résidences autonomie, établissements d’accueil médicalisés et non médicalisés accueillant des personnes en situation de handicap, etc.), fortement mobilisées durant cette crise sanitaire et pouvant être impactées par l’augmentation de leurs dépenses. Le Conseil départemental doit s’engager à leur verser une avance exceptionnelle à partir du mois de mars 2020 et jusqu’à un retour à la normale ;
  • Prime de 600 € pour les 3 mois de crise, aux 300 assistants familiaux pour leur engagement exemplaire pendant la pandémie soit 180 000 €.

Tourisme :

Le tourisme est certainement le secteur économique le plus impacté par les mesures de confinement puisque l’ensemble des acteurs ont dû cesser toute activité. Pour éviter la disparition de certains d’entre eux, il est nécessaire de leur apporter des aides d’urgence. Il est également utile d’accompagner la relance de l’activité grâce à des incitations à la fréquentation des sites de l’Ain. L’objectif est notamment de relancer les établissements d’hébergement et de restauration pendant les congés estivaux.

Mesures :

  • Débloquer une aide d’urgence de 200 000 € pour les sites touristiques fragilisés (grottes de Cerdon, cité de Montcornelles, Château de Fléchères, Maison d’Izieu…) répartie en fonction de la base de fréquentation ;
  • Créer un « chèque tourisme » de 200 €, conçu comme une aide à l’assiette, à la nuitée et à la visite destinée aux plus fragiles et aux personnels mobilisés durant la crise. 2 millions d’euros permettraient à 10 000 héros du quotidien de bénéficier de ce chèque qui soutiendra l’activité des restaurateurs et hébergeurs de l’Ain.

Politique d’investissement du Conseil départemental :

La capacité à investir du Conseil départemental permet de remplir les carnets de commandes de nos entreprises. Le département doit maintenir ses aides aux communes pour garantir le soutien aux projets des communes. Il doit lui-même investir dans la transition numérique de la collectivité. Le télétravail est aujourd’hui sous développé au Conseil départemental à l’image des seules 50 licences de télétravail actives.

  • Maintien de l’aide aux communes initialement prévues de 12 millions d’euros cette année pour relancer la commande publique des mairies en début de mandat;
  • Virage numérique : investissement massif dans le matériel informatique pour les agents du département afin de pouvoir télé-travailler dans de bonnes conditions et dans la durée (serveur en ligne, ordinateur portable, logiciel de visioconférence…).

CONCLUSION :

En mettant ce plan ambitieux en œuvre, le Conseil Départemental sera au rendez-vous de cette sortie de crise. L’échelle départementale retrouve tout son sens en termes de proximité, apparaissant plus que jamais comme le bon niveau pour organiser les solidarités. Son engagement fort au côté des intercommunalités, fait de lui la collectivité indispensable aux habitants et aux acteurs de l’Ain.