Session Octobre 2019 – Intervention de Guy Larmanjat relative au Schéma Départemental d’analyse et de couverture des risques

Intervention de Guy Larmanjat relative au Schéma Départemental d’analyse et de couverture des risques

 

Je tiens tout d’abord à féliciter et surtout remercier notre Service départemental d’incendie et de secours et son Directeur pour la qualité de leur travail et de leur engagement ainsi que pour le travail effectué pour réaliser le Schéma Départemental d’analyse et de couverture des risques de l’Ain (SDACR 01).

Ce document nous rappelle à la fois les nombreuses contraintes qu’impose la mise en sécurité des habitants de notre département et l’implication valeureuse de nos sapeurs-pompiers professionnels et volontaires.

Le SDACR 01 met en lumière des données particulièrement éclairantes sur la situation actuelle. Les moyens humains ont ainsi augmenté de 1,7% entre 2013 et 2018 mais dans le même temps la population a augmenté de 1,1% par an soit plus 40 000 habitants supplémentaires. Par ailleurs, nous apprenons que les projections du SDIS imaginent atteindre les 50 000 interventions par an dans les 5 ans. Cette croissance exponentielle doit nous amener à prendre des décisions très fortes et volontaristes si nous voulons mettre à l’abri du danger notre population, en recrutant davantage de sapeurs-pompiers. C’est notre responsabilité qui est désormais engagée avec la publication de ce SDACR.

Ce Schéma nous informe de la disparition de la notion de délai de couverture, le Directeur est largement revenu sur ce point, car il expose le SDIS à des procédures judiciaires en cas de non-respect de ces délais d’intervention. Nous comprenons tous bien qu’il n’est pas envisageable de laisser mettre en cause systématiquement le SDIS tant les situations sont singulières et particulières.

Cependant, je regrette que le schéma proposé soit beaucoup moins étoffé (moins de 75 pages contre plus de 200 pour le SDACR de 2007) et manque de précision par rapport à celui de 2007. Ce Schéma doit nous permettre de guider notre action départementale. Connaitre le temps nécessaire d’intervention pour toutes les communes de l’Ain nous permettait d’identifier les zones non couvertes c’est-à-dire les zones où l’intervention nécessitait plus de 30 min avant la prise en charge.

Je rappelle qu’en 2007, le SDACR faisait état que 255 communes du département dont les ¾ des foyers étaient secourus en 20 à 30min (selon la densité de population) pour les secours aux personnes. En revanche, 49 communes étaient partiellement couvertes et 115 communes étaient considérées comme non couvertes avec des interventions au-delà des 30min.

D’après les documents de 2007, plusieurs communes du Canton de Bellegarde-sur-Valserine (Chanay, Lhopital, Giron, Saint-Germain-de-Joux, Plagne) et plus largement, de nombreuses communes du Bugey étaient dans cette situation de non couverture d’intervention rapide des sapeurs-pompiers à la fois pour le secours aux personnes et pour les incendies.

Aujourd’hui nous ne savons pas si cette couverture s’est améliorée ou si elle s’est dégradée.

Monsieur le Président comment peut-on garantir que nos interventions se dérouleront en un minimum de temps si nous n’avons plus d’indicateurs en objectif chiffrés ? Pouvez-vous Monsieur le Président, nous dire depuis 2007 quelle a été l’évolution de nos délais d’intervention ? Sont-ils comme je l’espère en continuelle baisse, il en va de la sécurité de nos concitoyens ?

Un lourd travail nous attend encore et je resterai très attentif pour la rédaction du règlement opérationnel qui définit les conditions de mise en œuvre des moyens, l’organisation du commandement des opérations de secours, les consignes opérationnelles relatives aux différentes missions et les effectifs minimum et matériels nécessaires.

Dans le cadre, des travaux de la commission CPINI, sept « particularités » ont été relevées elles ont d’ailleurs été présentées à la réunion des chefs de corps des CPINI le 22 mars 2019 et reprise lors des réunions avec les élus sur l’avenir des CPINI et quel modèle de sécurité civile pour notre département, ce qui fut le cas le 19 juillet dernier à Valserhône. L’une de ces sept particularités qui concernait la signature d’une convention visant à expérimenter l’exercice de missions opérationnelles complémentaires par les Centres de Première Intervention Bâgé Dommartin Saint-Sulpice et du CPI de Replonges vient de trouver son aboutissement le 24 octobre dernier. Aussi permettez-moi de vous interroger sur la « particularité » concernant le canton de Bellegarde-sur-Valserine, à savoir l’intégration au corps départemental des sapeurs-pompiers du CPINI Chanay, Surjoux-Lhopital.

La problématique du CPINI de Chanay, Surjoux-Lhopital est bien connue, il fait partie des CPINI qui se trouvent isolés entre deux CIS à savoir celui de Valserhône et de Seyssel. La demande d’intégration au corps départemental est depuis longtemps portée par le Maire de Chanay. Elle a d’ailleurs été rappelée et fortement argumentée par la Première Adjointe lors de la réunion du 19 juillet 2019.

Pouvez-vous m’informer dans quels délais une décision sera prise pour ce CPINI dont la position géographie est stratégique pour la sécurité civile du territoire ?