Session Octobre 2019 – Intervention de Christophe Greffet relative au logement et plan séniors

Intervention de Christophe Greffet relative au logement et plan séniors

 

 

Vous avez évoqué la semaine dernière –à grand renfort de communication- l’avancée du plan Séniors qui vise à équiper notre Département de nouveaux établissements d’accueil à l’horizon 2021. Plan que nous avons approuvé et soutenu ici.

Vous mettez en avant les 10 millions d’euros qui lui sont consacrés chaque année. En est-on aussi sûr ?

A l’appui de mes doutes, je voudrais citer deux exemples concernant le dispositif Haissor qui a vocation à réunir sous un même toit six logements et une salle commune. En 2017, les projets de Chaveyriat et Saint-Cyr-sur-Menthon étaient labellisés par le jury départemental. Deux ans plus tard, aucun des deux n’est sorti de terre ; pire, rien n’est certain concernant leur engagement.

Dans les deux cas, c’est la SEMCODA qui a vocation à construire : pour l’un de ces projets, il semble que les prêts ne soient pas obtenus auprès de la Banque des territoires ; pour l’autre, un déséquilibre financier de 250000 euros compromettrait l’opération.

Monsieur le Président, les élus des communes concernées sont las des atermoiements d’un opérateur qui -faut-il le rappeler- a vocation à équiper notre département, a fortiori lorsqu’il s’agit d’exécuter une programmation voulue par notre assemblée.

Comment entendez-vous débloquer une situation qui, si elle persiste, conduira à ne pas réaliser le Plan Séniors dans sa totalité au terme de 2021 ?

Plus largement, c’est la programmation du logement social dans l’Ain qui inquiète. L’ambition affichée d’un millier de logements à l’année est aujourd’hui remise en cause par ce que nous savons de l’intention des opérateurs pour 2020. C’est même une division de près de moitié des mises en chantier qui se profile si l’on se compare à la période précédente.

 

 

Autant de centaines de constructions qui ne seront pas engagées l’an prochain dans les communes rurales et périurbaines –moins tendues que d’autres- mais très majoritaires dans ce département et qui accueillent chaque année l’essentiel des 6000 nouveaux arrivants dans l’Ain.

Le temps est venu de faire preuve de volontarisme sur le sujet tel que je l’avais déjà évoqué ici il y a plusieurs mois.

Cette situation doit beaucoup –nous le savons- à une réduction de solidarité des loyers imposée. Elle est aussi la résultante d’une Société d’économie mixte dont le pacte d’actionnaires doit être refondé.

La discussion de ce pacte avec la Caisse des dépôts et Action logement devant aboutir au plus tard le mois prochain, il conviendrait de nous rassurer et mieux encore, de nous dire en quoi ces négociations confidentielles vont être utiles à la conduite de projets dans notre département.