Session avril 2019 – Question au Président de Mireille Louis sur la réforme de l’Education nationale et la restauration des collèges

QUESTION AU PRÉSIDENT DE MIREILLE LOUIS

RELATIVE A L’ÉDUCATION NATIONALE ET A LA RESTAURATION

Je souhaite profiter de ce temps de parole pour apporter mon soutien et plus largement celui de mon groupe aux plusieurs centaines de professeurs qui, dans l’Ain, se sont mobilisés et se mobilisent encore contre le projet de loi sur l’école de la confiance qui ne suscite certainement pas ce sentiment chez les fonctionnaires concernés et chez les parents.

Il y a quelques mois, le ministère annonçait une réduction du nombre de professeurs dans les collèges. Une mesure que nous connaissons bien puisque chacun d’entre nous siège dans des conseils d’administration de collèges. Nous avons tous pu être témoin des débats vifs qu’il y a pu avoir sur la répartition de la dotation globale horaire. On ne manque pourtant pas de collégiens dans l’Ain et on doit année après année valider des dotations constantes ou en baisse. Conséquence directe de ces choix c’est l’augmentation des effectifs dans les classes.

Hier c’était les collèges, aujourd’hui c’est l’école primaire avec par exemple l’ouverture d’une brèche en créant la possibilité d’organisation de regroupement d’écoles à l’échelle d’un territoire et rattaché à un collège. Une déstructuration supplémentaire de nos territoires ruraux que nous allons devoir subir.

J’en reviens à l’échelle départementale et plus particulièrement sur la question de la restauration des collèges. Vous avez fait le choix de passer la restauration du collège de Vonnas en délégation de service public pour la rentrée 2018. Enfants et parents constatent que la qualité des repas n’est pas au rendez-vous. Les parents d’élèves mécontents de ce qui est servi dans ce collège, ont demandé une rencontre avec le prestataire en charge de la restauration.

J’ai été très surprise d’apprendre que les engagements d’approvisionnement en circuits courts ou de proximité ne sont pas respectés.

Se fournir chez un grossiste de l’Ain qui lui-même commande ses produits partout dans le monde, ne peut pas être comptabilisé comme un approvisionnement en circuit court. C’est pourtant la réalité de l’approvisionnement local de ce collège.

Les différences entre les restaurations de délégation de service public et celles qui sont prises en charge par nos agents, sont réelles. Les marges des entreprises ayant le marché se font sur la qualité des repas sans considérations des exigences qu’était censé imposer le Département.

Monsieur le Président que comptez-vous faire pour améliorer la qualité promise des repas dans les collèges en DSP et faire respecter vos exigences de consommation locale ?