Session février 2019 – Intervention de Mireille Louis sur la protection à l’enfance

QUESTION AU PRÉSIDENT DE MIREILLE LOUIS

RELATIVE A LA PROTECTION A L’ENFANCE

Au mois de janvier, les titulaires des services de l’action sociale ont reçu leur affectation qui prendra effet lors de la mise en place de la réorganisation de l’action sociale. Un projet délicat qui amène frustration et inquiétude. Nous espérons Monsieur le Président que vous profiterez de ce temps d’assemblée pour que des paroles de transparence et d’explications soient posées pour ainsi permettre, aux agents, aux associations en charge du social, nos partenaires et à nous tous, d’y voir plus clair sur ce changement qui nous attend.

Ma question, portera sur l’action sociale mais plus précisément sur la protection de l’enfance.

Le mercredi 16 janvier, France 3 a diffusé un reportage sur l’aide sociale à l’enfance, montrant aux téléspectateurs les dessous parfois brutaux du système de protection de l’enfance. Cette enquête a mis en exergue leurs points de faiblesses de cette aide directement gérée par les départements. Heureusement, tout ce qu’on l’a pu voir dans ce reportage n’était pas un portrait de ce qui se passe dans nos structures. D’ailleurs ce reportage a fait honneur à une famille d’accueil de notre canton qui expliquait avec passion son métier.

Mais ce reportage a choqué, car il révélait aux yeux de tous, les incohérences de l’aide sociale à l’enfance, un système à bout de souffle. Pourtant les professionnels du secteur alertent depuis des années sur le manque de moyen, le manque de suivi psychologique des enfants, le manque de suivi global des enfants et sur le devenir une fois qu’ils deviennent majeurs.

Dans la foulée, face à l’émoi, le gouvernement a nommé Monsieur Adrien Taquet secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, en charge des sujets relatifs à la protection de l’enfance. Un grand plan est en préparation, comme c’est souvent le cas lorsqu’un sujet fait le buzz par le biais d’un reportage choc.

S’agit-il pour l’Etat de reprendre le contrôle d’une politique qu’il avait entièrement déléguée aux départements ou est-ce là une manière d’en demander toujours plus aux départements sans jamais regarder la question des financements ?