SESSION DECEMBRE 2018 – QUESTION AU PRESIDENT DE MIREILLE LOUIS RELATIVE A LA SUPPRESSION DES POSTES D’EDUCATEURS

QUESTION AU PRESIDENT DE MIREILLE LOUIS

RELATIVE A LA SUPPRESSION DES POSTES D’EDUCATEURS

Vous allez soumettre, aujourd’hui, au vote le rapport présentant les nouvelles orientations de la politique du Département en prévention spécialisée à mettre en œuvre en 2019.

En préambule, je tiens à rappeler et à mettre en avant le travail effectué par les éducateurs en prévention spécialisée. Ces éducateurs interviennent auprès d’un public de jeunes en difficulté, en souffrance et en rupture de dialogue avec les adultes et les institutions.

A partir d’une relation de confiance établie dans le temps, ils amorcent un accompagnement éducatif et social individualisé. Ils sont souvent le dernier lien avec des jeunes en rupture scolaire et  déjà répertoriés par la justice. Ils interviennent parfois dans des lieux dans lesquels plus aucun acteur institutionnel ne se rend.

Ils contribuent à pacifier l’espace public en rétablissant un dialogue avec des groupes de jeunes qui parfois n’entrent en lien avec la société que dans la violence et l’opposition.

Ils aident à l’insertion sociale, familiale et professionnelle. Ils contribuent à l’épanouissement personnel, lutte contre la déscolarisation et contre l’exclusion scolaire. Ils participent au renouvellement du lien social autour de la jeunesse. Enfin, ils sont acteurs de la prévention de la radicalisation.

Leur travail est important pour les territoires où ils se trouvent et en ces temps de contraintes budgétaires ils ne sont pas assez nombreux et ce malgré des usagers de plus en plus nombreux.

Bon nombre de maires présents aujourd’hui connaissent la capacité de ces éducateurs à réparer des vies et à éviter le pire.

Notre jeunesse est l’avenir de notre société et nous nous devons de renforcer plutôt que réduire notre soutien à cette mission de service public.

Nous n’avons pas l’obligation d’être catégorique et définitif aujourd’hui. Nous vous appelons à donner à la Commission des affaires sociales les prérogatives pour auditionner les éducateurs, les associations, les élus locaux pour faire un bilan du travail qui a été effectué.