COMMUNIQUE DE PRESSE |Dénomination du collège de Montceaux : une faute et une occasion manquée !

Ce moment aurait dû être l’occasion de souligner l’actualité des valeurs du féminisme et de la Résistance portées par de grandes figures combattantes.
Le Département n’a pas cru bon leur faire place au fronton d’un établissement
départemental.
Lors de sa séance du 24 septembre 2018, le Conseil départemental était amené à se
prononcer sur la dénomination du collège de Montceaux mis en service voilà deux ans.
En dépit des propositions faites par l’établissement lui-même à l’issue d’une réflexion
collective, la majorité départementale les a écartées au profit de la dénomination sans
grande portée de « collège du Val de Saône ».
Le nom de cinq femmes avait pourtant été évoqué, incarnant toutes, l’idéal de la liberté, de l’émancipation féminine et du progrès scientifique :
– Hubertine Auclert
– Olympe de Gouges
– Benoite Groult
– Irène Joliot-Curie
– Germaine Tillon
Une circulaire ministérielle rappelle d’ailleurs que, pour le choix de noms de personnes, il convient de retenir des personnalités qui se sont illustrées par des services exceptionnels rendus à la Nation ou à l’Humanité, ou par leur contribution au développement des arts des sciences ou des lettres, afin que ceci puisse constituer pour les jeunes générations un exemple et revête ainsi une valeur éducative.

Seuls cinq des cinquante collèges publics de l’Ain portent aujourd’hui le nom de femmes.
Parmi elles, Anne Franck, Lucie Aubrac, Sabine Zlatin et George Sand, incarnent le combat pour les valeurs humanistes et progressistes.
Au nom de quels arguments les noms de Hubertine Auclert, Olympe de Gouges, Benoite
Groult, Irène Joliot-Curie et Germaine Tillon ont-ils été écartés sans respect du rejet de la
dénomination « collège du Val de Saône » par les membres du Conseil d’administration du collège de Montceaux ?
Au moment où l’actualité met en lumière l’atteinte constante aux droits des femmes et le
nécessaire combat de l’émancipation contre toutes les formes d’obscurantisme ; la majorité commet là une faute que les membres du Groupe Utiles pour l’Ain souhaitent dénoncer.