Session Juillet 2018 – Question au Directeur régional de l’ARS par Guy Larmanjat

Question au Directeur régional de l’ARS par Guy Larmanjat sur l’accès à la santé dans le Pays Bellegardien et dans le Pays de Gex

Monsieur le directeur général, tout d’abord merci pour votre exposé et pour les échanges que vous nous permettez ce matin.

Beaucoup de choses très importantes sont évoquées. Les contraintes malheureusement nombreuses, nous ne sommes pas le seul département à les subir, même si comme le disait dans son propos liminaire, notre Président, notre département est plutôt plus déshérité que les autres.

Ma question Monsieur le Directeur général, rejoint celle de notre Vice-présidente Muriel Luga-Giraud, elle portera sur l’effet frontière que nous subissons dans le domaine de la santé compte tenu de notre proximité avec la Suisse et tout particulièrement les cantons de Genève et de Vaud.

Pouvez-vous nous dire où en sont les négociations concernant :

– la possibilité pour nos concitoyens d’accéder aux soins en Suisse. Ils sont parfois à quelques kilomètres des Hôpitaux de Genève ou de Nyon, et doivent faire des dizaines de kilomètres et des heures de trajets compte tenu de la saturation du trafic pour se faire soigner à Saint-Julien-en-Genevois ou Annecy car notre zone Pays Bellegardien, Pays de Gex ne bénéficie pas d’un hôpital de proximité.

Comment avance le travail de la commission Santé du Comité Régional Franco- Genevois dont nous n’avons aucun retour ?

Qu’en est-il de la prise en charge transfrontalière des formations notamment des infirmières et des aides-soignantes.

Des écoles de formation transfrontalières cofinancées par la France et la Suisse au prorata de l’utilisation des professionnels qui en sortent me paraissent être le seul système équitable.

On ne peut pas accepter, même si nous sommes heureux pour nos concitoyens qui y trouvent de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, de se faire « aspirer » dès qu’ils sont formés, les professionnels de santé dont nous manquons cruellement vous avez rappelé vous-même les chiffres !

Enfin, Monsieur le Directeur général, pouvez-vous tirer un bilan de l’obligation pour les travailleurs frontaliers d’adhérer à la CMU avec la fin de l’autorisation des assurances privées ?

  • Bilan en termes de moyens médicaux, sont-ils suffisants côtés français ?
  • Bilan également financier puisque la France perçoit désormais les cotisations mais assure également les remboursements.
  • Enfin, le plus important, le bilan humain pour celles et ceux de nos concitoyens victimes de pathologies lourdes et qui ont dû brutalement changer d’équipe soignante.