Session budgétaire février 2018 – Mireille Louis sur les mineurs non accompagnés

INTERVENTION DE

MIREILLE LOUIS

RELATIVE AUX MINEURS NON ACCOMPAGNES

L’arrivée massive et en constante augmentation des mineurs non-accompagnés n’est pas sans poser de problèmes aux départements.

Comme le montre le rapport ces arrivées entrainent des coûts financiers impossibles à anticiper mais surtout des problèmes de places dans des structures adaptées à des mineurs.

Au-delà de toutes polémiques, les départements se doivent de les accueillir dans des conditions décentes car notre collectivité est celle de la cohésion sociale et des droits de l’Homme.

Une étude de l’Observatoire national de l’action sociale (l’ODAS) intitulé « Les modes d’accueil adaptés aux mineurs non accompagnés : face à l’urgence, des départements innovent » met en lumière des départements qui ont trouvé des solutions pour la prise en charge de ses mineurs.

Des conseils départementaux ont mis en place des appartements partagés pour loger plusieurs MNA. Cette solution bien moins chère que l’hôtel permet également de rompre l’isolement de ces mineurs. L’ODAS évalue à 60 ou 70 euros cette solution contre 170 euros dans les Maisons d’enfants à caractère social.

La Loire-Atlantique a lancé un appel aux bénévoles pour accueillir des MNA dans des familles. Cette proposition nécessite un suivi par les professionnels, mais elle permet d’offrir une solution à ces jeunes, elle crée du lien social, de la solidarité avec les habitants. Cette solution ne pourra pas répondre à tout l’afflux des MNA mais elle pourra solutionner quelques cas et peut être même davantage. En Loire-Atlantique c’est une vingtaine de famille qui accueille des MNA.

Sans rien méconnaitre ou ignorer des filières dont les mineurs sont les premières victimes, l’Etat doit assumer ses fonctions régaliennes car le Département ne peut pas se substituer à lui. Mais tachons d’innover, d’expérimenter ; démontrons notre savoir-faire pour apporter notre aide à ces jeunes mineurs non accompagnés.