SESSION JUILLET 2017 – Guy Larmanjat – Intervention sur la réorganisation des agences routières

INTERVENTION DE GUY LARMANJAT RELATIVE

A LA RÉORGANISATION DES AGENCES ROUTIÈRES

Lors de la session du 10 avril, j’avais interpellé le président sur le sujet de la réorganisation des agences routières en exprimant que mon rôle était d’apporter des points de vigilance sur son projet.

En effet, je m’inquiétais d’une part sur le risque d’enfermement des agents dans une seule compétence et d’autre part sur la perte de temps engendré par l’augmentation des déplacements.

Mes inquiétudes étaient bien réelles puisque j’ai appris que la réorganisation des agences routières a fortement impacté le travail de nos agents. Les déplacements se font plus nombreux et les chefs d’équipe parcours pour certains 300 km par jour soit environ 6h passé dans la voiture.

Je vous laisse faire le compte sur la perte de temps de travail.

Certains travaux de l’agence de Belley sont maintenant réalisés par celle de Gex ce qui rajoute 2h de route supplémentaire.

Je n’ose même pas imaginer l’emprunte carbone de tous ces déplacements dans un département où le tourisme vert à la part belle.

Et qu’en est-il du service rendu aux citoyens et de la continuité des services publics ?

Un vendredi sur deux, les agences sont fermées ! Nous avons de la chance pour l’instant car il n’est rien arrivé de grave mais que se passera t-il le jour où cela sera le cas ? Et avec une seule personne d’astreinte accompagnée de son responsable ?

Astreinte qui a été mobilisée dernièrement pour réaliser par exemple le fleurissement du Monument du Col de la Lébe que nous venons de départementaliser. Est-ce bien raisonnable dans un contexte d’économie budgétaire ?

Les centres cessent maintenant leur activité à partir de 16h15 alors qu’avant la fermeture était fixée à 17h.

Des gains sont attendus grâce à cette réorganisation mais qu’en est –il des frais kilométriques, je viens de l’évoquer, des frais d’indemnités de repas s’élevant à 15 euros par agent et par jour ?

Je n’ose imaginer la pression que doivent ressentir les chefs d’équipe en effectuant autant de Km, en gérant les équipes et en étant le garant d’un service de qualité pour les usagers.

Enfin, ma crainte de voir les emplois de nos agents devenir moins intéressants s’avère elle aussi réelle.

Il est peut-être encore trop tôt pour tirer un bilan de cette réorganisation mais les premiers éléments ne sont pas sous de bons augures pour nos agents et pour les usagers.